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Ce mémoire de fin d’étude s’intéresse à la pratique de l’agrivoltaïsme en France : un système qui associe une production photovoltaïque et une production agricole. Ces recherches sont imprégnées de théories de l’innovation, et tout particulièrement de celle de Frank W. Geels qui décrit les transitions durables. Le croisement de la théorie multi-niveaux de Geels et de la description de l’agrivoltaïsme est pertinent pour tenter d’obtenir une compréhension élargie de cette innovation en tant que système dynamique.
A partir d’une méthodologie de recherche qualitative basée sur des entretiens, ce mémoire dessine les enjeux futurs de l’agrivoltaïsme, qui devra s’adapter à des volontés contradictoires entre le monde de l’énergie et celui de l’agriculture. Il montre aussi combien de forts enjeux d’expertise et politique s’entremêlent à une difficile entente entre ministères, agriculteurs, syndicats, énergéticiens, etc. En tant que pratique encore marginale, l’agrivoltaïsme souffre d’un manque de recul, qui laisse proliférer des positions dogmatiques et idéologiques marquées.
Ce travail de recherche décrit la trajectoire innovante de l’agrivoltaïsme dans un contexte de nécessité de décarbonation de nos énergies et de maintien de notre souveraineté alimentaire. Des recommandations sont esquissées pour que l’agrivoltaïsme trouve sa juste place : une contractualisation claire des projets entre énergéticiens et agriculteurs est nécessaire, ainsi qu’un contrôle national et local post ante, et enfin un accompagnement de toutes les parties prenantes pour assurer une acceptation sociale fertile.
Mots clés : agrivoltaïsme, innovation, environnement, production d’énergie, agriculture, politique, système sociotechnique, débats, expertise, dogmatisme, dialogue.