Dans le premier volume, Jacques Derrida poursuivait ses recherches autour de la souveraineté de lÉtat-nation et de son fondement onto-théologico-politique, vaste réflexion portant en 2001-2002 sur les grandes questions de la vie animale et du traitement, de lassujettissement de la « bête » par l« homme ». Ce travail se trouve infléchi lannée suivante dans une patiente lecture de deux textes quil qualifie lui-même d« aussi hétérogènes que possible » : luvre de fiction de Daniel Defoe, Robinson Crusoe, dune part, et le séminaire professé par Martin Heidegger en 1929-1930 (Les Concepts fondamentaux de la métaphysique. Monde-finitude-solitude) dautre part, qui constitue selon lui « le traité le plus systématique et le plus riche de Heidegger sur lanimalité, plus précisément sur le monde pour lanimal ».